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 "Green Day - Uno" Premières Impressions

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Jean D'Aleo
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Pseudo GW2 : Jean D Aleo
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MessageSujet: "Green Day - Uno" Premières Impressions   Mar 18 Sep - 15:48

Green Day est en passe de devenir le plus grand groupe écologique au monde. Non ils ne militent pas pour sauver les bébés phoques, mais ils se recyclent eux même, tout simplement. Uno, leur neuvième album, est sans surprise. A t-on droit a de l'ancien Green Day, bien nerveux, comme sur Kerplunk ou Dookie ? Non, a part a la rigueur avec "Let Yourself Go", un des rares morceaux a l'énergie et au son vraiment punk, le tout renforcé par ses paroles scandées.

Non, le reste n'est ni plus ni moins que du American Idiot avec quelques touches de 21Th Century Breakdown. Changez une note dans la mélodie du chant, changez un accord et gardez la rythmique telle quelle et vous retrouvez une bonne partie de l'album American Idiot, tout est identique ou presque. L'absence d'originalité de l'album a au moins le mérite de le rendre cohérent, tant tous les morceaux se ressemblent et ne forment qu'un gros bloc indistinct, il vous faudra pas mal d'écoutes avant de distinguer les morceaux les uns des autres. Enfin, si vous en avez le courage: pour peu que vous soyez familier avec le trio de Berkeley, écouter ne serait ce qu'une seule fois ces chansons vous donnera la désagréable sensation de les avoir déjà entendues des centaines de fois auparavant.

Il y a bien l'intro de "Stay The Night" qui aurait pu amener sur quelque chose d'intéressant, ou bien encore les solos "rock and roll" dont l'album serait rempli selon Billie Joe. Rien de tout cela, ces pointes d'originalités et variations sont amenées avant de disparaitre aussi tôt. Les solos de 10 secondes apparaissent, nous laissent croire a un vrai solo et se terminent subitement pour retourner sur des power chords bêtes et méchants.

Tout le tableau n'est pas noir pour autant, il y a bien trois petits morceaux qui osent sortir du lot. "Kill the Dj" avec son rythme dansant et ses petites vocalises n'aurait pas été renié par un duo Franz Ferdinand/Kaiser Chiefs, et ce répit rythmé est un bonheur au milieu des lignes de basses et de power chords monotones, recette usée jusqu’à la moelle par le groupe.

"Troublemaker" apporte aussi son lot de groove et de petits gimmicks vocaux, deux caractéristiques inhabituelles chez Green Day, et qui ironiquement sauvent les deux meilleurs morceaux de cet album. A mi chemin entre un riff de The Hives et Electric Six/Kasabian, le morceau a beau être un rock on ne peut plus classique, il fait son effet. Enfin, dans un album sans ballades ni de vrais morceaux mid tempo, "Sweet 16" apporte une petite mélodie sympathique la ou les autres titres ne sont qu'énergie pure.

Ou est le problème me direz vous, si ça sonne American Idiot, vu le niveau de cet album ? Et bien les titres restent dans la tête, on tape du pied et on chante en chœur, ça sonne American Idiot mais ça n'en a pas la consistance. Les morceaux sont envoyés au pied levé, n’excédant que rarement les 3m30. Il n'y a pas la force de frappe d'American Idiot, son engagement politique ou ses textes développés. Il n'y a pas non plus la variété d'un 21Th Century Breakdown qui osait quelques changements de sonorités. Le ton ici est enjoué, léger certes, mais presque trop, les paroles étant soit vues et revues ("Troublemaker") soit niaises dès que l'on verse dans la chanson d'amour classique ("Fell For You"). On sent que le trio s'amuse et prend plaisir a jouer ces morceaux, on devine aisément qu'ils rendront bien sur scène lors de grands concerts, mais en attendant, on s'emmerde un peu.

On attendait d'un groupe qui a su s'imposer comme le roi du pop punk grand public, autrement mieux, plus développé et intéressant que cet album, qui est loin d'être mauvais mais affreusement prévisible et banal. Uno n'est que le premier album d'un triptyque (Dos sortira en Novembre et Tré en Janvier prochain), espérons que le plat de résistance et le dessert aient plus d'allure et d'audace que cette entrée réchauffée.
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Jean D'Aleo
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MessageSujet: Re: "Green Day - Uno" Premières Impressions   Sam 17 Nov - 1:52

Critique de l'abum "Dos":


Apôtres du Punk Pop depuis des années, Green Day a rarement concilié une critique artistique hésitante (trop plat pour les amateurs de pop, pas assez punk pour les puristes de rock) et un succès commercial grandissant auprès des 14 – 20 ans et du grand public en général. Comme le disait récemment Billie Joe Armstrong lors de son dernier coup de gueule télévisuel, « I’ve been around since fucking nineteen eighty fucking eight ! », Green Day a donc de la bouteille et une dizaine d’albums derrière eux.

Le dernier album « Uno », première partie d’un triptyque, s’était révélé décevant au possible, promettant un rock and roll sauvage et décomplexé mais n’offrant que platitudes pop et punk mollasson déjà entendu. Et puis est arrivé « Dos », et la grâce tant attendue…

Quand on entend l’intro avec « See You Tonight » qui rappel The Who et Simon And Garfunkel, il n’y a aucun doute, le groupe a révisé ses classiques et sorti quelques vinyles pour l’occasion. La patte Green Day est bien présente, ça oui, à aucun moment on n’a l’impression d’écouter un autre groupe. Mais il y a une multitude d’influences qui planent avec plus ou moins d’insistance sur les morceaux de la première à la treizième et dernière piste. Il y a bien sûr du rock and roll, tout ce qu’il y a de plus classique et jouissif, comme sur «Fuck Time ». Il y a des solos, des vrais, avec une énergie sympathique et communicative et par moments quelques rares riffs bienvenus. Les deux guitares se lâchent un peu dans des sonorités chaudes et criardes éloignées du son compressé habituel du groupe. Et même la basse fait autre chose que de la figuration, se permettant ici et là un pont efficace. Dans le même esprit « Makeout Party » fait preuve de hargne avec sa rythmique tranchante, rappelant quelque peu les débuts d’Arctic Monkeys.

Tout cela prépare le terrain pour « Lady Cobra », petit coup d’éclat rock and rollesque ou Green Day évoque le meilleur du hard rock et du classic rock des années 70 avec une rythmique puissante et soutenue pouvant faire penser à un croisement sauvage entre du Led Zeppelin et un morceau de garage des White Stripes (Même le chant rappel « I Fell In Love With A Girl »). Pulsions adolescentes et urgence festive se rencontrent dans ce cocktail rock and roll basique, direct et sincère. La sauce prend !

Et côté ballades et mid tempo, là aussi le groupe se surpasse. On les savait doués pour pondre quelques ballades qui restent en tête (« Good Ridance », « Whatsername », "Wake Me Up When September Ends"…) et une fois de plus ils ne dérogent pas à la règle, allant chercher du côté du rock US des années 60 leur inspiration. Si Buddy Holly faisait du rock en 2012, cela ressemblerait probablement à « Dos » de Green Day. « See You Tonight », « Stop When The Red Lights Flash », « Stray Heart », “Baby Eyes” et “Amy”, autant de titres aux mélodies immédiates et accrocheuses, emprunts de bonne humeur et d’une certaine classe pop héritée de cette période.

Green Day atteint un équilibre entre énergie pure et mélodies accrocheuses, entre refrains reminiscents des débuts du rock and roll US (On pense Buddy Holly, Beach Boys…) et harmonies vocales et fougue empruntées à la Brit Pop (Des Beatles a Oasis en passant par The Kinks). Le solo de « Stray Heart » va même jusqu'à faire penser aux Libertines, ce qui est surement un bon signe. L’album n’en oublie pas pour autant de sonner de manière moderne et convaincante, évitant au passage l’écueil du pseudo revivalisme rock tant à la mode depuis les années 2000. Preuve en est avec « Lazy Bones », chanson qui partage les thèmes de « Longview » mais qui se pare d’une évidence power pop que n’aurait pas reniée Nada Surf, simple et efficace. Le tout est placé sous des augures bienveillants comme si après toutes ces années le trio avait enfin trouvé comment se débarrasser de la noirceur de ses premières années ou de ses titres « engagés », pour se concentrer sur une pop épurée emplie de bonne humeur.

En somme, Green Day ne réinvente rien et se contente de piquer les bonnes idées de ses illustres ainés. Oui, sauf qu’on sent un réel effort, une volonté de sortir un album de qualité avec des chansons certes taillés pour la radio, mais qui ont une certaine profondeur. "Dos" a plus ou moins la même structure que "Uno", a savoir des chansons légères et faciles a écouter, mais cette fois ci la qualité est au rendez vous ! De vrais solos, quelques mesures de larsens et de bruits nous sauvent d’une production qui aurait été autrement aseptisée. Tré Cool s’éclate derrière ses futs, donnant encore plus d’impact à des breaks surprenants. Et pour une fois les ballades (la très bonne « Wild One ») ne sont pas aussi mièvres que sur « Uno »… Ils n’ont rien laissé au hasard et ont même pris quelques risques, comme avec « Nightlife », sorte de reggae-rap sous acides ou le plus gros du chant (ou plutôt du flow) est assuré par une voix féminine. Pas forcément un grand titre mais on salue la tentative.

Au bout d’une trentaine de minutes de refrains sautillants et de voix prenantes l’album s’achève un peu comme il a commencé, dans la sobriété, avec « Amy ». On pense à une ballade rock croisée avec un morceau de soul du genre « Stand-By Me » le tout avec un son de guitare velouté qui flatte l’oreille. Adieu les morceaux à tiroirs de 9 minutes d’American Idiot, les textes ampoulés et scandés de 21th Century Breakdown, Green Day est retourné vers un rock plus simple mais d’une qualité nettement supérieure. Billie Joe Armstrong ne s’adresse plus à une nation entière comme à l’époque où il épinglait Georges Bush, ou à un mode de vie et un siècle comme quand il dénonçait les excès de notre époque. Le ton est moins grave, moins noir et retrouve au passage beaucoup de l’humour qui faisait le charme de Green Day sur la période Dookie/Insomniac/ Nimrod. Ils se contentent de chanter pour Ashley ou pour Amy, et donc au fond, pour nous, et on ne demande rien de plus.
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Chaka
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Pseudo GW2 : Chaka Powaaah
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MessageSujet: Re: "Green Day - Uno" Premières Impressions   Sam 17 Nov - 19:26

Pas encore écouté le deuxième, et le premier je l'ai écouté trèèèèèèèès rapidement. En l'espace de 4 ou 5 musiques j'avais l'impression à chaque fois d'écouter Jesus of Suburbia et St Jimmy.
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sharel derlian
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Pseudo GW2 : Sharel Derlian
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MessageSujet: Re: "Green Day - Uno" Premières Impressions   Dim 18 Nov - 10:47

le 2eme a l'air plus varié c'est sur, mais j'aime aussi le premier Smile par contre c'est vrai que leur espèce de rap us j'ai pas trop accroché xD on va voir se que vaudra le dernier album maintenant Smile
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